La Joie Organique

La joie organique


La joie la plus simple, la plus essentielle est la joie organique. La première éprouvée par l’enfant et qui disparaît progressivement sous la pression extérieure et la puissance de l’angoisse perçue dès nos premiers instants.

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La négation et la dépréciation du corps vu par les religions comme un obstacle à la pureté absolue empoisonnent peu à peu la perception de la joie organique.

Le corps se tend, se limite dans l’expérience du monde, en vient à former l’idée qu’il n’a pas le droit d’être totalement vivant, qu’il est irrémédiablement souillé et qu’il faut le sacrifier au profit de l’esprit. Le corps s’habitue peu à peu à ne se sentir vivant qu’à travers la douleur qui nous donne au moins un signe : je souffre donc je suis vivant.

La première étape vers la joie consiste à retrouver son corps, à l’accepter, à lui reconnaître un droit inaliénable à la vie.

Le courage d’aller avec détermination vers la réalisation de sa propre nature.

Les injonctions morales vont apparaître comme une série d’obstacles subtils. Il faudra les déchiffrer et les mettre en lumière.

Écouter attentivement cette voix intérieure qui ne cesse de limiter la communication de notre corps avec le réel.

D’où vient cette voix qui nous dit : « Tu n’as pas le droit d’être vivant. » ?

Est-ce la voix de nos parents, de nos professeurs, des religieux que nous avons côtoyés ?

Est-elle la manifestation de la peur fondamentale de prendre le risque de la vie ?

Est-ce cette fameuse pulsion de mort qui nous accompagne dans notre traversée de la vie ?

Plus nous allons écouter cette voix, plus elle nous semblera absurde.

C’est la voix du discours intérieur, c’est notre voix. Nous pouvons donc lui permettre de se perdre dans le silence.

Accepter d’être totalement vivant est le sens de la vie.

Le seul qui ne nous fera pas regretter au moment de la mort de ne pas avoir vécu pleinement.

Une fois ce premier pas franchi, celui où l’on se donne le plein droit à la vie, nous nous apercevrons que notre corps, notre capacité à sentir le frémissement de la vie, celui de nos émotions, a été anesthésié par des années de retrait sensoriel, mental, émotionnel qui nous donnait l’illusion d’une sécurité bien fragile, prête à exploser au moindre choc.

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Notre corps est instrument merveilleux et subtil. Il peut nous guider avec précision et rapidité dans nos décisions en raison de sa simplicité immédiate.

Le corps n’a que deux mots à son vocabulaire : oui et non.

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Le corps ne peut se relâcher que dans le silence. Nous avons l’habitude de le mettre en état d’hébétude par la consommation d’alcool, de stupéfiants, d’images et de sons, de le divertir alors qu’il a simplement besoin de boire à la source fraîche du silence.

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Plus nous prêterons attention à ce qui se passe en nous, plus le mental jouira d’un silence bien mérité. Il sera dans une forme splendide pour fonctionner lorsque nous en avons vraiment besoin. Vif et frais, précis et créatif. Surmené, il assure à peine le service minimum.

Notre corps peut sentir le frémissement de la vie, il peut être surpris, il peut s’émerveiller.

L’émerveillement est le signe le plus sûr d’un retour à la joie organique.

Daniel Odier, Les portes de la joie

Je vous accompagne mes Douceurs par l'Art Sacré du Toucher subtil Tantra, à Toucher en vous cet espace de vivance...ce frémissement qui vient faire pétiller chacunes de vos cellules et vous faire sentir En-Vie 💓💫🙏🌹

En joie d'être vivants, vibrants pour jouir de l'instant et danser avec les éléments.

Love and huggs mes douceurs...que votre journée soit douce..ou torride 😜🔥🐉🙏🌹

Que le meilleur soit


Stéphanie de L'Ô de MoonShiva



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